La maladie

Nous sommes faits pour vivre heureux, y compris avec notre corps. Pourtant, il arrive que celui-ci soit malade. Car l'homme est aussi un être fragile : tôt ou tard, il est atteint de maladie et en meurt parfois. Pourtant, il existe pour vivre et non pour souffrir !

Comment traverse t-il cette épreuve ? peut-il partager cette expérience avec d'autres ? Comment l'Eglise accompagne t-elle les malades ? 

Une vie qui bascule

Apprendre que l'on est atteint d'une grave maladie fait basculer toute la vie. 

Au choc et à la stupeur des premiers jours succède souvent le déni de la réalité, un effondrement ou une culpabilisation. Perturbée au plus intime de son être, la personne malade voit le champ de sa pensée envahi par la maladie. 

Parfois alitée à longueur de journée, elle n'est plus en phase avec les actifs. Tomber malade oblige souvent à ne plus pouvoir compter sur ses propres forces, bâtir des projets, se projeter dans l'avenir. Parfois aussi, on doit renoncer à sa vie professionnelle, familiale, à ses engagements et ses activités. 

En réalisant que l'existence est devenue fragile et précaire, grande est la tentation de se replier sur soi-même, de se révolter, de désespérer... 

Mais possible et souhaitable aussi est la décision de lutter contre la maladie, de maintenir coûte que coûte une vie aussi normale que possible.

Plusieurs ruptures

- Avec son propre corps :  il ne répond plus parfaitement ou devient gravement déficient dans l'une de ses fonctions. Cela peut entraîner médicaments, intervention chirurgicale, appareillage, traitement lourd...

- Avec son environnement : Tout à coup, la vie change. Bien souvent, on ne peut plus sortir de chez soi, travailler comme avant, avoir les mêmes distractions. On vit au ralenti.

- Avec ses relations : les proches, les collègues et les amis. Au début, ils viennent rendre visite. Au bout de quelques semaines, ils viennent moins...

- Avec soi-même : celui qui devient gravement malade - surtout si c'est la première fois - se révolte contre lui-même et s'enferme dans un sentiment d'impuissance et de culpabilité, perd la paix avec lui-même. 

- Dernière rupture possible, relation de confiance avec Dieu : Mon Dieu, pourquoi m'as tu abandonné ? Es tu vraiment le Père qui m'aimes comme son enfant ? Si oui, pourquoi permets tu tout ceci ? Et pourquoi précisément moi ? 

Décider de se battre

Après le choc de l'annonce, quand la maladie est mieux connue, éventuellement mieux acceptée, l'avenir demeure un défi permanent. 

D'intenses remaniements psychiques s'effectuent et débouchent souvent sur une phase de "négociation" avec la maladie : le malade réalise que celle-ci est un évènement à part entière de sa propre histoire. 

Il commence à se battre quand il a enfin accepté que la maladie était bien la sienne, qu'il fallait bien qu'il l'accepte... Ceci le pousse à agir, en particulier face au monde médical, pour réclamer des informations, ne tenir aucun traitement pour acquis, défendre sa liberté de patient. 

Avec l'aide de son entourage

Bien sûr, personne ne peut vivre la maladie à la place d'un autre. L'entourage peut néanmoins accompagner, aider, rassurer le malade. 

Celui-ci reconnait vite les personnes à qui il peut parler et celles qui n'ont pas la force et la patience de l'écouter, de le comprendre. 

Les familles et les soignants qui côtoient quotidiennement les personnes malades le savent bien : humilité, écoute et tact sont nécessaires pour permettre au malade de "sortir" de lui même et percevoir que, même diminué, il a encore une pace et un rôle. 

Une épreuve de foi

A la suite du Christ, l'Eglise n'a jamais cessé d'accorder une de ses priorités aux malades, en particulier à travers le sacrement de l'onction des malades, signe de la tendresse de Dieu et moment de rencontre privilégiée du malade avec le Seigneur. 

En se découvrant accompagné et aimé par jésus dans sa fragilité et dans sa faiblesse, le malade reçoit la force de l'Esprit Saint pour lutter contre la maladie, entre dans une nouvelle espérance. 

Ce sacrement est destiné à donner aux malades, sinon la guérison physique, du moins la force dans l'épreuve. 

A Lourdes : peu de malades reviennent guéris mais la plupart y redécouvrent l'espérance...

Source : Fiches croire.com