Pauvre de cœur

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous. Heureux, vous qui avez faim maintenant,
car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez. Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l'homme. Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c'est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.

Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation ! Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez ! Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C'est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »


Jésus ne dit pas que la pauvreté est une bonne chose. Jésus, d'ailleurs, n'aime pas la pauvreté qui détruit la dignité humaine.

Pourquoi parle t-il de bonheur ? Jésus veut nous révéler où se trouve le véritable bonheur. 

On dit souvent : tu seras heureux quand tu seras riche, quand tu réussiras.

Problème : le bonheur ne dépend pas uniquement de ce que nous avons mais aussi de ce en quoi nous plaçons notre sécurité.

La pauvreté est une attitude du cœur, elle signifie reconnaître que j'ai besoin de Jésus. Je ne veux pas tout contrôler. J'ai besoin de sa grâce, de son amour. 

On peut avoir beaucoup de biens et être pauvre devant Dieu. 

La vraie pauvreté évangélique, c'est dire : Seigneur, j'ai besoin de toi.

Le monde dit : heureux celui qui possède / Jésus dit : heureux celui qui sait recevoir

Le monde dit : heureux celui qui possède est applaudi / Jésus dit : heureux celui qui reste fidèle même quand il n'est pas applaudi.

Le monde regarde ce qui est visible. / Jésus regarde le cœur.


Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères, je dois vous le dire : le temps est limité. Dès lors, que ceux qui ont une femme soient comme s'ils n'avaient pas de femme, ceux qui pleurent, comme s'ils ne pleuraient pas, ceux qui ont de la joie, comme s'ils n'en avaient pas, ceux qui font des achats, comme s'ils ne possédaient rien, ceux qui profitent de ce monde, comme s'ils n'en profitaient pas vraiment. Car il passe, ce monde tel que nous le voyons. 


Saint Paul nous dit quelque chose de surprenant. Mais, Paul ne veut pas nous dire ne soyez jamais heureux. Il nous dit de ne pas nous attacher à ce qui passe : la beauté, son travail, son téléphone...

Les choses se passent. Seul Dieu demeure.

Jésus nous invite à vivre dans le monde sans appartenir complètement au monde.

Jamais les choses ne doivent devenir notre Dieu. Nous pouvons posséder des choses mais les choses ne doivent pas nous posséder.

Avoir de l'argent n'est pas un péché mais penser que l'argent nous permet d'avoir tout ce dont nous avons besoin est un danger.

Avoir une bonne situation n'est pas un pêché mais croire que notre situation est meilleure que les autres est un danger.

Seigneur, merci pour ce que j'ai, mais ma sécurité ultime, c'est toi Seigneur, pas ce que j'ai.

Où est le bonheur ?

Jésus nous promet une vie avec lui. Le chrétien peut traverser une épreuve et continuer à espérer, pleurer et continuer à croire, être pauvre sans être abandonné, rejeté mais ne pas perdre sa valeur car sa valeur dépend du regard de Jésus.

Dieu ne nous abandonne jamais dans la souffrance. "Je suis avec vous tous les jours".

Sur quoi est ce que je construis mon bonheur ?

Ma santé ? Ma famille ? Mon travail ? Mon téléphone ? Mes projets ?

Toutes ces choses ont leur importance mais aucune ne peut nous porter toute notre vie.

Source : Chapelle Notre Dame de la médaille miraculeuse