Vatican II (1962-1965)
Pour le pape Jean Paul II, le concile Vatican II constitue « la grande grâce dont l'Église a bénéficié au XXe siècle » et une « boussole fiable » pour s'orienter dans le troisième millénaire.
Vatican II est un concile œcuménique : un concile œcuménique est une assemblée solennelle réunissant les évêques et les autorités de l'ensemble du christianisme.
Un concile œcuménique réuni avec le pape représente le magistère extraordinaire et solennel. C'est le plus haut degré d'autorité de l'Église catholique, capable de promulguer des définitions dogmatiques infaillibles lorsque les vérités sont présentées comme révélées par Dieu.
Le concile Vatican II est le 21e concile œcuménique de l'Église catholique. Il s'inscrit dans une longue tradition ininterrompue, débutée avec Nicée en 325, et forme un tout avec les assemblées qui l'ont précédé. Il n'est pas possible de ne pas tenir compte de ce concile (Fraternité St Pie X) ou de ne tenir compte que de ce concile (progressistes).
Face à des désaccords ou des doctrines jugées contraires à la foi officielle (les hérésies), l'Église réunit les évêques en concile. Le but est de clarifier le dogme, de rejeter l'erreur et de préserver l'unité.
Exemple : Concile de Trente face au Protestantisme
Le Concile Vatican II n'a pas été convoqué face à une hérésie. Le pape Jean XXIII l'a voulu comme un concile pastoral et de renouvellement. Face à l'athéisme et la sécularisation, l'Eglise a identifié un besoin de renouveler la manière de parler de Dieu.
La réforme a pour signification "restauration". La réforme peut avoir un sens négatif, au sens de "changement" ou un sens positif, au sens de "retrouver la forme d'origine".
Les mentalités changeant, le vocabulaire changeant, il était nécessaire de s'adapter, de remettre en valeur.
Quelques axes
Le concile Vatican II n'avait pas pour but d'empêcher les événements de mai 1968, la sécularisation, la libéralisation sexuelle. Il visait l'aggiornamento — c'est-à-dire la mise à jour et l'ouverture de l'Église au monde moderne — bien avant que la contestation sociale et politique n'éclate en France.
La réception du Concile Vatican II a été compliqué car il est devenu l'argument d'une vraie révolution.
On n'adhère pas à l'Eglise comme à un parti politique. On met sa foi dans la parole de Jésus.
Si on peut être en désaccord avec le pape, il n'est pas possible de s'en séparer.
Source : route chantante ad aeternam