En pèlerinage

Mon Dieu, 

Le pèlerinage est à l'image de notre vie sur la terre jusqu'au Ciel. Vivre, c'est marcher sur ce chemin avec vous, chemin qui mène jusqu'au Ciel, jusqu'à la vie éternelle. 

Pour ce pèlerinage, je suis venu avec un sac à dos. Ce sont les choses que je porte, que j'emmène avec moi parce qu'elles sont précieuses. Mais petit à petit, je vais me détacher de certaines choses, mon sac va s'alléger, mon âme va se simplifier pour ne penser qu'à vous. 

Pour arriver au terme de ce pèlerinage, il faut prendre des chemins. La route n'est jamais toute droite. Jésus, tu es le chemin, tu es celui qui me guide. Pour savoir où aller, je dois t'écouter. 

Sur le chemin, il y a des ponts qui permettent de passer d'une rive à une autre. Jésus, tu as révélé à Sainte Catherine être le pont qui relie Dieu aux hommes. Personne ne va à Dieu sans passer par toi. Je vous aime et désire vous suivre. 

Sur le chemin, il y a des poubelles. Elles sont l'occasion de nous débarrasser de ce qui nous encombre, et notamment de nos péchés. 

Au bord du chemin, il y a des étangs, des lacs. Je vous imagine au bord du Lac de Tibériade. Dans ces étangs se reflète le Ciel. L'au est ce qui nous abreuve quand nous avons soif. Vous êtes, ô Jésus, la source, l'origine de toutes choses, celui qui vient combler notre soif d'amour. Venez vous abreuver à la source. En vivant l'Eucharistie, en vous priant, je désire sans cesse m'approcher davantage de vous. 

Au bord du chemin, il y a des arbustes et des arbres. C'est ce que nous avons pu semer de positif sur la route et qui vient porter des fruits. Sur le chemin, je désire me donner, vous servir et servir mon prochain. Je ne veux pas être celui qui trace son chemin en étant indifférent. 

Sur le chemin, je ne suis pas seul. Il y a des frères et des sœurs qui marchent aussi. Je te prie pour eux. Nous n'avançons pas à la même vitesse, certains ont plus de difficultés. Je désire les attendre, les aider, les accompagner. Et quand c'est plus difficile pour moi, je désire accepter l'aide qui me sera proposé. 

Sur le chemin se dressent des obstacles : barrières, trous, cailloux, flaques. Ces obstacles peuvent se matérialiser par de la souffrance physique, mentale. Dans ces moments, je désire me rappeler que tu as souffert sur la croix pour nous sauver. Nos souffrances humaines sont finies par rapport à ton amour infini. Tu viens plus particulièrement nous relever, nous rejoindre dans les épreuves. Ne pouvant rester dans l'indifférence des souffrances que tu as pu vivre sur la croix, je désire m'unir à celles-ci et souffrir par amour pour vous.