La brebis perdue
Mon Dieu,
« Si l'un de vous a cent brebis et qu'il en perd une, n'abandonne t-il pas les 99 autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue ? » : que ce soit un troupeau, des enfants, un groupe de personnes, la plupart d'entre nous a déjà été amené à gérer, à s'occuper de plusieurs personnes, de plusieurs animaux. Soit nous connaissons ces personnes, ces animaux, parce qu'elles sont de notre famille, des amis ou ce sont nos animaux. Soit ces personnes nous sont confiées pour un temps déterminé, dans un cadre précis, l'animation, le cadre scolaire, le travail, etc. Dans tous les cas, nous sommes invités à prendre soin des personnes que nous aimons ou dont ont nous a confié la responsabilité. Chacune de ces personnes est unique, compte à nos yeux, et relève de notre responsabilité. C'est pourquoi, nous allons avoir une attention particulière pour chacune de ces personnes. Il n'est pas question d'en laisser une sur le côté.
O mon doux Jésus, Vous êtes Le pasteur de toutes les brebis, de tous les Hommes, de tous les enfants de Dieu. En prenant la condition des Hommes, Vous êtes venu rejoindre tous les Hommes. Au cours de Votre ministère, Vous n'avez rejeté personne, Vous avez traversé villes et villages pour aller à la rencontre de tous les Hommes, Vous avez pris soin des plus faibles et des plus petits en guérissant les malades, en expulsant les démons, Vous êtes allé à la rencontre des pécheurs, etc.
A Votre image, nous sommes invités à élargir notre spectre qui se réduit souvent à notre cercle familial et amical pour s'occuper, prendre soin de nos frères et sœurs, des enfants de Dieu que nous rencontrons sur notre route. Cela peut passer par des gestes, des attitudes très simples qui témoignent de notre amour : un sourire, une poignée de mains, indiquer une direction, offrir une part de gâteau, etc. Nous formons une communauté, et nous sommes invités à nous aimer les uns les autres, à prendre soin les uns des autres, chacun selon son état.
"Quand il l'a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, et de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : réjouissez vous avec moi" : cette joie qui jaillit d'avoir retrouver la brebis perdue témoigne de l'amour que l'on porte à cette brebis, comme d'ailleurs le fait d'abandonner les 99 autres pour aller chercher celle qui était perdue. Le véritable amour ne consiste pas à s'aimer soi mais à aimer Dieu et notre prochain de manière gratuite et désintéressé. Le manque ressenti par la perte de la brebis témoigne de l'amour pour celle-ci. Le berger qui part à la recherche de la brebis se donne pour sauver cette brebis. Il y a plus de joie à donner qu'à recevoir. La joie de se donner, la joie d'avoir retrouvé la brebis perdue doit être partagée autour de nous car la joie est contagieuse. Qui est joyeux se donne et qui se donne est joyeux.
O mon doux Jésus, Vous êtes le berger qui a donné sa vie pour sauver toutes les brebis de la mort et du péché. Par le mystère de l'Incarnation, Vous avez établi un pont entre la terre et le Ciel, entre les Hommes et Dieu. En tant que Vous êtes le Chemin, la Vérité et la Vie, Vous nous montrez le chemin qui mène au Ciel. A chaque instant de Votre vie terrestre, Vous êtes allé chercher des brebis perdues pour les sauver, à l'image de Zachée ou du Bon Larron. Vous avez pris la condition de serviteur nous montrant la voie de l'amour véritable pour nos frères et sœurs. Vous êtes allé jusqu'au bout de l'amour, en mourant sur une croix, en versant Votre sang pour nous. Nous ne Vous rendrons jamais suffisamment grâce pour ce sacrifice, dans la mesure où nous ne pouvons percevoir l'immensité de Votre amour. A Votre suite, nous sommes invités à donner notre vie à l'amour de nos frères et sœurs, pour Vous servir, pour participer au Salut des âmes et pour Votre plus grande gloire.
Amen.
Transcription : Maxime J